MES FAVORIS ETSY ☆ COOL SUMMER

samedi 25 juin 2016

Si on lève les yeux de son écran quelques instants (et qu'on arrive à mettre de côté les infos déprimantes qui s'enchaînent) et qu'on tend l'oreille, le doute n'est plus permis: l'été est enfin là, le soleil brille et les oiseaux gazouillent.
Moi tout ce soleil ça me donne envie de faire des gifs kitsch

On les aura attendu longtemps sans déconner, les jours qui rallongent, l'odeur des aiguilles de pins et le sable chaud sous les pieds. C'est l'été pour de vrai, et pour fêter ça, je vous propose une petite sélection Etsy à base de coquillages, de cocktails, de glaces italiennes et de soleil!


♡ 1: Le plus cool des patchs coquillage à arborer sur vos blousons en jean de sirène.
♡ 2: Une carte postale tropicool qui égaiera le plus triste de vos murs (et made in Bordeaux!)
♡ 3: Oh qu'elle est jolie cette dérive de surf customisée!
♡ 4: Idéal pour prendre soin de son corps cet été, le gommage coco/ananas (ça se mange aussi?)
♡ 5: Je craque complètement sur ce mignon porte clés glacé en crochet!


♡ 6: On attendra l'automne pour les vrais tatouages, donc en été on se contentera de ces trop cools tattoos temporaires.
♡ 7: Non mais est ce que vous avez déjà vu un flamant rose plus mignon que celui-là?
♡ 8: La pastèque et moi c'est une belle histoire d'amour qui ne s'arrêtera jamais. Pareil avec le collier pastèque.
♡ 9: Cette déclaration d'amour marche aussi avec la tranche d'orange de mon Spritz ou la menthe de mon mojito.
♡ 10: Aloha les cookies!
♡ 11: Coconanas, par la chouette illustratrice locale Dliaigre!

DIX MOIS DE YOGA

mardi 21 juin 2016

J'ai commencé le yoga en septembre de l'année dernière. Quelques semaines plus tard, je vous racontais mes débuts officiels dans cet article, que je concluais par mes hésitations et balbutiements; j'étais contente, mais je sentais que ça n'était pas encore ça.
Quelques mois plus tard, il était temps de regarder en arrière sur le chemin parcouru et les changements dans ma pratique... et dans ma vie.

Quand j'ai commencé le yoga...
Je n'avais jamais pratiqué une activité ou un sport plus de trois mois.
J'avais une douleur en haut du dos qui me faisait souffrir presque quotidiennement.
Je ne pouvais pas faire la posture du chien tête en bas sans plier les genoux.
Je ne pouvais pas m'empêcher de me comparer aux autres pratiquants, doutant tout le temps de moi.
J'avais parfois la flemmappréhension (mais si vous savez ce que c'est) avant d'aller à un cours.
Je n'avais jamais chanté un mantra. 
J'avais un legging Lolë qui me servait de pyjama.
J'avais des muscles en guimauve (sauf les mollets, vélo everyday).


Et bien, tout ça a été complètement remis en cause après quelques mois de yoga.

Je n'ai pas manqué une seule séance depuis septembre. Pas une. Et quand je n'étais pas là, c'était pour mieux rattraper la semaine suivante. J'ai même pris des séances individuelles avec ma prof, Héloïse de Air 2 Yoga, afin de creuser certains thèmes importants pour moi, tels que le travail sur l'anxiété et sur le chakra de la gorge (c'est pas juste avec du Lévothyrox à la con que mon Hashimoto va évoluer). Je suis passée de curieuse motivée à pratiquante hebdomadaire assidue.

Je ne m'en suis pas rendue compte au début; puis un jour, Julien m'a dit "Ça fait longtemps que tu n'as pas eu mal au dos?". Et là, la révélation. Quelques mois de yoga ont mis K.O. une douleur qui m'empoisonnait la vie depuis de longues, longues années. C'était une douleur perverse, qui se manifestait quand je marchais trop, quand il pleuvait, quand il faisait froid, quelques semaines après une séance d'osthéo; je la subissais presque au quotidien, comme un poignard planté en haut, à gauche dans mon dos. Je ne mettrais pas ça sur le compte d'un miracle, la pratique du yoga permettant de se muscler en profondeur, mais vous ne pouvez pas imaginer à quelle point je suis heureuse et soulagée.

Petite victoire récente: j'arrive à faire le chien tête en bas, posture incontournable dans la Salutation au Soleil, sans plier mes petites jambes dodues. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Mon attitude pendant les cours de yoga a également beaucoup évolué. Au début, je ne pouvais pas concentrer complètement, ne pouvant m'empêcher de jeter des coups d’œils à mes voisines de tapis pour vérifier mes gestes, et, soyons honnêtes, me comparer à elles. Et puis un jour, j'ai eu un déclic. Je ne saurais vous dire quand, comment, pourquoi, mais ma vision globale et mon ressenti pendant les séances de yoga n'ont plus jamais été les mêmes depuis. Je suis consciente des gens autour, mais je pratique pour moi, dans la bienveillance; mot constamment employé par ma prof au début des cours, et qui maintenant a pris tout son sens.

J'ai souvent associé le sport à des sentiments négatifs, la faute à des expériences désagréables (le sale connard prof de piscine qui t'oblige à sauter dans le grand bain quand tu sais pas nager en te hurlant dessus PAR EXEMPLE, crève ordure), et avant de pratiquer une quelconque activité, j'ai toujours une sorte d'appréhension, comme une angoisse sourde nichée tout au fond de moi, qui pointe le bout douloureux de son nez. Peur de mal faire, d'être jugée, de rater. Tu peux aller te rhabiller l'angoisse, parce que maintenant moi au yoga j'y vais d'un pas franc, décidé et positif ; je n'ai plus ce petit moment d'hésitation qui lui laissait une porte grande ouverte.

Non, je n'avais chanté un mantra. Et ça me faisait un peu rigoler au début, attends je suis pas une babos new age quand même, faut pas déconner. Et puis comme pour le reste, je me suis laissée aller. J'ai chanté, j'ai écouté ma respiration, le son de ma voix, et ces sonorités apaisantes ou dynamisantes ont influencé mes émotions, les bonnes comme les mauvaises. Je me suis même surprise à les chantonner machinalement quelques jours plus tard.

Mon legging Lolë, au confort incomparable et absolu, est excellent pour le yoga mais je m'en sers encore la plupart du temps de pyjama.

Je n'ai jamais été et ne serais jamais une grande sportive. Je n'aime pas courir (j'ai une cheville foirée), je n'aime pas l'esprit de compétition et je n'ai jamais ressenti un grand bonheur à l'idée d'une quelconque séance de sport. Mais je ne veux plus négliger l'exercice physique, pour mon corps autant que pour mon esprit. Le yoga, une fois de plus, a changé la donne. Cela m'a permis de commencer à me muscler en profondeur, ce qui a favorisé mon équilibre, ma posture naturelle et m'a permis de m'assouplir. Un grand pas sur le chemin tortueux de la réconciliation avec mon corps.

Vous l'aurez compris, le yoga a pris une place irremplaçable dans ma vie, en moins de deux heures par semaine! Il m'a donné le courage et la force d'effectuer des changements, invisibles pour les autres, mais révélateurs pour moi. Il m'a appris à mieux me connaître, il m'a apaisé, m'a fait grandir. Et ce n'est que le début. 

Merci à Khamalouw qui m'avait demandé sur instagram où j'en étais avec le yoga, et qui m'a donné envie d'écrire cet article.  

LE CHEMIN

dimanche 12 juin 2016

Le résultat. Pendant longtemps, ça a été mon unique préoccupation. Arrêtons le blabla, ne perdons pas notre temps, je sais ce que je veux et je le veux maintenant, le processus ne m'intéresse absolument pas.
Aujourd'hui, j'en suis revenue, et petit à petit, je découvre le bonheur du cheminement.

"Je ne me demande pas où mènent les routes ; c'est pour le trajet que je pars." - Anne Hébert


Je crois que la première fois que cette idée m'a traversé l'esprit, c'était au sens littéral; les heures passées sur les routes des États-Unis en 2013, pendant notre road trip, font partie des plus belles de ma vie. Sans planning vraiment défini, sans savoir où nous dormirions le soir même, au gré de nos détours et de nos rencontres, nous étions libres et heureux. Les deux premiers jours, ça n'a pas été facile pour moi, étant tellement habituée à prévoir à peu près tout. Je me sentais perdue. Et puis doucement, comme un soulagement, j'ai commencé à lâcher prise. A me laisser aller, à être subjuguée par l'inconnu. Une parenthèse magique.

Au retour, je suis vite revenue à mes habitudes, à mes objectifs. Je sais ce que je veux, je sais où je vais, je ne laisse pas de place pour les surprises, bonnes ou mauvaises. Ce que je pensais être une force s'est avéré être une faiblesse, qui a laissé place au stress, à l'anxiété, à la déconcentration et à une certaine rigidité dans ma vie.

Ignorer tout le processus me permettait aussi de garder le contrôle, du moins en apparence, sur ma vie et tout ce qui y interagissait. Et dieu sait que cette sensation de contrôle est rassurante. Elle l'est tellement, que pour me protéger, j'en venais à occulter les sentiments, mauvais ou bons. "T'inquiètes pas, les choses vont forcément s'arranger", "c'est à toi de décider d'aller mieux" étaient les conseils types que je délivrais à ceux qui voulaient bien m'écouter, les mêmes que je suivais en mon for intérieur.

Le changement n'a pas été radical, mais j'ai réalisé que ce comportement était vaguement déshumanisant. Il y a eu mon amoureux qui a toujours agi à l'inverse, favorisant et profitant du processus, ne se focalisant pas sur le résultat. Il y a eu le yoga, qui m'a appris à m'accepter et à vivre le moment présent. Il y a eu ces longues promenades à vélo, seule, sous les pins, jusqu'à la mer, dans le silence majestueux de la nature. Petit à petit, je me suis détachée de ce contrôle permanent, j'ai laissé la carapace se fendiller légèrement, et la rigidité s'estomper pour laisser place à plus de sérénité.

Je vous raconte mon expérience personnelle parce que j'espère qu'elle peut vous être bénéfique, mais aussi parce que les retours que j'ai grâce à ce petit blog sont toujours positifs et bienveillants. Avoir des objectifs de vie, ça n'est pas une mauvaise chose en soi, bien au contraire, ça me paraît presque indispensable. Mais se focaliser dessus, ça en devient paralysant. Se démener pour atteindre "le bonheur" me paraît le meilleur moyen de l'éviter. Arrêtons de croire que l'obtention d'un bien matériel, d'une forme de sagesse, d'une destination nous garantira un bien-être sans failles, et ne passons plus à côté de l'instant présent et de la liberté qu'il offre.

Ma petite prise de conscience m'a aussi fait réaliser qu'il n'y a pas de solutions miraculeuses qui favorisent ce changement. S'arrêter, se poser et respirer un grand coup peut être un bon début.
Mais en expérimentant, en trébuchant, en échangeant, en lâchant prise, en osant aussi, le chemin, même sinueux, devient passionnant. Prenons le temps de l'apprécier.
C'est ce que j'essaie de faire, un pas à la fois. 

LA SALADE DU MOMENT

mardi 7 juin 2016

Je vous propose aujourd'hui une petite recette de salade, complètement improvisée en revenant du cours de yoga (la meuf trop healthy t'as vu), qui s'avère être mon plat préféré du moment!
Légumes croquants, sauce à la cacahuète toujours réconfortante, cette assiette complète chaud/froid se prête parfaitement à cette fin de printemps automnale.

♡ Les ingrédients:

  • 120g de boulgour (remplacez par du quinoa pour une version sans gluten)
  • Une petite boîte de conserve de pousses de soja
  • Une tomate
  • 3 carottes
  • Quelques tiges de ciboulette ciselées
  • Une cuillère à soupe d'algues Wakame 
  • Gomasio (mélange de sésame grillée et de sel marin, meilleur accompagnement du monde)
  • Un bloc de tofu
  • Une grosse cuillère à soupe de purée de cacahuètes (j'ai utilisé de la Dakatine)
  • Une cuillère à soupe de sauce soja
  • Deux grosse cuillère à soupe d'huile
  • Paprika, ail en poudre, piment doux, sel et poivre
Préparez le boulgour: faites le cuire dans deux fois son volume d'eau bouillante salée. Surveillez la cuisson, l'eau s'absorbe vite et le boulgour risque de rester au fond de la casserole! Égouttez, passez la passoire sous l'eau pour le refroidir, égouttez à nouveau et réservez dans un saladier.

Râpez les carottes, découpez la tomate en petit dés, rincez les pousses de soja et ajoutez les dans le saladier. Rajoutez la ciboulette et les algues. 

Découpez le bloc de tofu préalablement "essoré" (la version rapide: enveloppez le dans de l'essuie-tout, et appuyez d'un côté puis de l'autre), et faites le revenir au wok dans un peu d'huile de friture. Mélangez dans un bol la purée de cacahuètes, la sauce soja, l'huile, le paprika, l'ail en poudre, le piment doux, un peu de sel et du poivre. Quand le tofu commence à griller, ajoutez le mélange au wok et laissez caraméliser en remuant régulièrement pendant une dizaine de minutes.

Servez la salade dans un bol, et ajoutez le tofu avec un peu de sauce au tout dernier moment. Saupoudrez de gomasio.
Bon appétit!

PICTURES ON FILMS

samedi 4 juin 2016

Je n'aime pas forcer les choses. Ces derniers temps, quand je me retrouvais face à mon écran pour écrire un article, mes doigts se retrouvaient bloqués en l'air, au-dessus des touches, immobiles. Le curseur clignotant à l'écran devenait angoissant, presque oppressant, et le temps d'un battement d'un cil, je fermais la page.
Donc au lieu d'écrire des choses inintéressantes, je me promène à vélo, je lis, je vais voir la mer, je câline mes chats, je regarde des films et des séries, et je me suis mis en tête de scanner les dizaines de négatifs de pellicules argentiques que nous faisons développer petit à petit.

J'ai toujours aimé la photographie. J'aime l'idée d'immortaliser pour toujours des instants fugaces, la vie telle qu'elle est vraiment. Soyons honnêtes, je n'y connais pas grand chose en technique, mais je devais être une des rares à toujours avoir un appareil jetable avec moi au lycée, et tous les derniers voyages que nous avons fait avec mon boyfriend ont été pérennisés sur pellicule. Aujourd'hui, j'ai envie de m'engager un peu plus dans cette passion, et cela méritait bien une nouvelle catégorie sur le blog, Pictures on Films.

Je reviens très vite parce qu'à force d'avoir attendu, j'ai plein de choses à vous raconter, mais maintenant je vous emmène en Californie en 2014, sous le soleil doré et les palmiers qui bruissent doucement, en noir et blanc, pour des souvenirs intemporels.